Affaires
Vous avez un litige commercial ? Vous voulez profiter de chaque opportunité pour être pleinement préparé pour votre procès. Demandez conseil à un avocat concernant votre litige commercial.
Lire l'articleLorsqu'un contrat de travail prend fin, à l'initiative de l'employeur, l'employé a droit à des indemnités de licenciement mais aussi, à des indemnités de chômage (ARE). Ces dernières étant destinées à permettre à la personne licenciée de subvenir à ses besoins, le temps de retrouver un emploi. Mais, cette période d'inactivité peut, au lieu d'être une période de recherche d'un autre contrat de travail, constituer le point de départ d'une aventure entrepreneuriale. Mais sera-t-il toujours possible de bénéficier des indemnités de licenciement dans ce cas ? Ou alors la personne concernée devra-t-elle y renoncer ? Cet article vise à apporter des réponses à ces questions.
Astuce : Vous êtes bénéficiaire de l'ARE et souhaitez créer une entreprise ? Demandez au préalable conseils à un avocat qualifié !
La création ou la reprise d'une entreprise n'interrompt pas automatiquement le versement de l’ARE (allocation chômage d'aide au retour à l'emploi). Ainsi, le cumul de ces indemnités et des revenus non salariés, donc issus de l'entrepreneuriat, est tout à fait possible. À condition que la somme de ces deux sources de revenus ne dépasse pas le montant du salaire mensuel de référence (le salaire perçu par la personne licenciée pendant la période donnant droit aux indemnités de chômage).
Attention : Le cumul des allocations et des revenus de l'entrepreneuriat est possible tant que 60 % des indemnités de chômage détenues par une personne à la création de l'entreprise n'a pas été consommé.
L'objectif étant de soutenir financièrement les créateurs d'entreprise durant les premières étapes de leur activité, une période souvent marquée par des revenus faibles, voire nuls.
Pour bénéficier du maintien de l’ARE en parallèle d’une activité entrepreneuriale, il faut d’abord remplir les conditions suivantes :
Échangez gratuitement avec un Avocat vérifié, disponible maintenant.
Lorsqu'une entreprise est créée, le montant de l’ARE est alors ajusté en fonction des revenus générés par celle-ci. Ce calcul se base sur les revenus professionnels réellement perçus par l'entrepreneur.
En pratique, si les revenus issus de la nouvelle activité sont faibles ou inexistants au début, une grande partie de l’ARE est conservée. En revanche, si l’activité devient rapidement rentable, le montant de l'allocation peut être réduit ou son versement peut cesser.
À noter : En cas d'arrêt des versements, les droits non versés ne sont pas perdus, ils peuvent être utilisés plus tard, dans le cas où l'activité entrepreneuriale s'arrête.
Le statut juridique de l’entreprise a une influence sur la manière dont les revenus professionnels sont pris en compte pour le calcul de l’ARE.
En micro-entreprise, les revenus professionnels sont calculés de manière forfaitaire, en appliquant un abattement sur le chiffre d’affaires déclaré : 71 % (activités d'achat, vente) 50 % (bénéfices industriels et commerciaux) ou 34 % (bénéfices non commerciaux) selon la nature de l’activité.
Dans d’autres statuts, comme l’EURL, la SASU ou les sociétés classiques, ce sont les rémunérations réellement versées (et déclarées) qui sont prises en compte.
En plus du cumul de l’ARE, l'auto-entrepreneur peut bénéficier au choix, d'une autre aide appelée : l’ARCE (Aide à la reprise ou à la création d’entreprise).
Il s’agit d’un versement en capital d’une partie des droits au chômage restant dus, effectué en deux fois. Cette option permet de disposer d’une somme initiale pour financer son projet, en contrepartie de l’arrêt des paiements mensuels de l’ARE.
Le montant versé correspond à 60 % du reliquat de droits au moment de la demande, répartis en deux tranches : la première à la création de l’entreprise, la seconde six mois plus tard si l’activité est toujours en cours.
À retenir : Le choix de l'ARCE est irréversible, car, accordée, le droit à l’ARE s’éteint définitivement. C'est pourquoi, il faut donc évaluer avec soin ses besoins de trésorerie et la viabilité à court terme du projet pour choisir entre ces deux options.
Lorsqu'une personne souhaite créer une entreprise tout en conservant ses allocations chômage, elle doit :
0 commentaire